29 août 2008
Dédicace gourmande à Mamm Gozh
Le fameux gâteau breton
Je grignote sur mes trop rares heures de sommeil pour vous faire partager cette recette avant qu'elle ne soit plus d'actualité.
Nous sommes en pleine période estivale et pour tous, c'est LA saison de l'année (l'ouest a encore une fois été oubliée) . Pour ses chauds rayons propices au farniente, aux grillades avec les copains et bien sûr loin, très loin des collègues de bureau.
Pour la bretagne et ses bretons bretonnants, c'est aussi et surtout une période riche en festivals, pardons et fêtes bretonnes. Rire et bonne humeur sont au programme (grincheux, s'abstenir). De mes souvenirs de jeunesse, restera cette sympathique et festive ambiance.
Mes filles ont repris le flambeau des traditions bretonnes et c'est avec bonheur que j'y suis donc encore baignée.
Au moment de ces festivités, ma grand-mère préparait moult farz et quatre-quarts dont la cuisson était confiée au boulanger du village. Le palais a de la mémoire et je me souviens avec précision du goût parfait de ces patisseries. Je ne vous cache avoir tenté de reproduire son fameux gâteau breton. J'ai essayé plusieurs recettes sans vraiment être convaincue et ne les ai donc pas publiées.
C'est donc sans grand espoir que j'ai griffonné cette recette à la va-vite dans un grand magasin (prise dans un livre de cuisine bretonne dont je n'ai pas les références).
A ma grande surprise et joie, enfin un gâteau breton qui tient la route. La texture n'est pas tout à fait la même que le 4/4, plus agréable car plus tendre et au bon goût de beurre.
Ma grand-mère ( mamm gozh) l'aurait certainement apprécié.
gâteau en coupe
INGREDIENTS :
- 500 g de farine
- 7 jaunes d'oeufs fermiers + 1 pour la dorure
- 400 g de beurre demi-sel mou
- 300 g de sucre
- 1 c à café de vanille liquide
- rhum à convenance
AU FOURNEAU :
Mettre la farine sur le plan de travail et faire un puits.
Mettre au centre les jaunes d'oeufs, le sucre, la vanille et le rhum. Travailler à la main en incorporant progressivement le beurre ramolli. Vous devez obtenir une masse assez épaisse.
Beurrer et fariner un moule à manquer et y verser la préparation.
A l'aide d'une spatule, bien égaliser la surface.
A l'aide d'une fourchette, strier la pâte en croisant pour tracer des losanges. Badigeonner avec le jaune d'oeuf battu avec un peu de lait.
Mettre à cuire dans un four préchauffé th 6 (180°) pendant 40 min.
A déguster tiède ou froid. Par contre, je ne sais pas comment il réagit avec le temps car chez moi, il n'a pas fait un pli.
Surtout, ne pas s'affoler sur la quantité de beurre. Ce gâteau en contient certe 400 g mais vous le diviserez facilement en 10 parts. Donc, finalement au pourcentage, il n'est pas plus riche qu'un gâteau au chocolat par exemple.
01 juillet 2008
demoiselle sardine se déshabille sans fausse pudeur pour vous offrir une crème citronnée, idéale pour les pauses apéritives
Nous sommes toutes et tous à la recherche d'idées nouvelles pour nos pauses (bien méritées) apéritives et n'avons pas toujours la tête à passer des heures en cuisine pour satisfaire nos envies.
Alors, en reprenant l'idée de Nathalie Beauvais dans son livre "mangez Breizh, j'ai confectionné cette tartinade de sardines au citron et cornichons réhaussée de moutarde et de wasabi pour le côté viril de la chose.
Pour accompagner ces petites tartines et pour rester dans la région bretagne, j'ai préparé une godinette, l'apéritif breton aromatisé aux fraises. Pour ceux qui ont manqué le billet correspondant, retrouvez la recette de ce délicieux breuvage ICI.
Crème de sardine au citron et cornichons
POUR UN CERTAIN NOMBRE DE TARTINETTE :
- 125 g de sardines à l'huile
- 4 cornichons
- 1 oeuf dur
- 2 c. à café de moutarde
- 1 pointe de wasabi (facultatif)
- environ 8 cl d'huile de pépin de raisin
- 1/2 citron jaune non traité
- 1 pointe de cumin
- quelques tiges de persil ou cerfeuil
PREPARATION :
Désarêter les sardines et les mettre dans un saladier. Les écraser grossièrement à la fourchette.
Ajouter les cornichons coupés en petits dés, le persil ciselé, la moutarde, le wasabi, le cumin ainsi que le zeste et le jus du citron. Mélanger le tout.
Couper l'oeuf en petits dés, et l'ajouter à la préparation. Mélanger en incorporant progressivement l'huile.
Mettre au frais jusqu'au moment de servir.
Voilà, c'est tout !
Vraiment simple et rapide à réaliser. Tout le monde a une boîte de sardines dans ses placards et il est donc aisé de préparer cette crème même en cas de visite impromptue.
A faire et à refaire !
11 avril 2008
pique de Csj et de guémenoise, cocos de paimpol à la morgate
J'ai toujours un immense plaisir à cuisiner les produits régionaux et s'il y a un mariage que j'affectionne tout particulièrement c'est le mélange "terre-mer".
Pour cette recette, j'ai choisi un savoureux alliage de coco paimpolais, de guémenoise, délicieuse petite andouille truffée de lard, de morgate (nom de la seiche dans le morbihan. Margate en vendée) et de Coquilles St Jacques.
LE PANIER :
- 6 coquilles St Jaques fraîches
- 6 tranches de guémenoise
- 2 blancs de morgate (seiche)
- 200 g de coco de paimpol
- 2 gousses d'ail
- 1 oignon
- 1 os à moëlle
- thym citron, persil
- espelette (facultatif)
Les quantités sont données à titre indicatif et permettent de réaliser 6 petites coupelles destinées à être servies en pré-entrée. Pour en faire un plat à part entière, prévoir 3 csj par personne et une à deux tranches de guémenoise.
PREPARATION :
Les coco de Paimpol :
Faire revenir dans un beurre mousseux les 2 gousses d'ail entières légèrement écrasées et 1 oignon coupé en lamelles jusqu'à légère coloration. Ajouter ensuite les cocos, le bouquet garni ainsi que l'os à moëlle.
Mouiller jusqu'à hauteur d'eau, poivrer mais ne pas saler. Porter à ébullition puis baisser le feu et cuire à frémissement environ 30 min. 5 min avant la fin de la cuisson, vous pouvez saler.
Les blancs de morgate :
Cuire les blancs dans un court bouillon en prenant soin de les garder légèrement croquants (trop cuits, je trouve qu'ils perdent tout leur intérêt gustatif).
Les couper encore chauds en petits dés. Réserver.
Les coquilles St Jacques :
Les faire revenir au beurre 1 min de chaque côté. Saler et poivrer. Ajouter une pointe d'espelette si vous aimez (j'en mets systématiquement).
La guémenoise :
Faire revenir à feu doux (un feu vif rétracterait l'andouille) les tranches dans un beurre mousseux. Il s'agit ici juste de les porter à température.
PRESENTATION :
Dans des petites coupelles (ou dans une assiette) mettre une à deux cuillères à soupe de cocos de Paimpol ainsi que quelques dés de blancs de seiche.
Sur un petit pique en bois, embrocher une csj et une tranche de guémenoise et le placer sur les cocos.
Décorer de quelques brins de thym citron et de feuilles de persil. Déguster aussitôt.
17 novembre 2007
ils ont des gâteaux ronds, ils ont des gâteaux bons les bretons, comme ce gâteau du morbihan aux cerises noires
Du beurre, du sucre, encore un peu de beurre, du rhum !
Ce sont les ingrédients indispensables à tous bons gâteaux bretons. Comme l'on dit : on ne nourrit pas les petits cochons à l'eau claire !!
Si en temps ordinaire, je résiste assez facilement aux gâteaux, il n'en ai pas de même quand il s'agit de gourmandise bretonne. Des biscuits qui ont du goût, de la texture, pour ma part irrestibles.
Ma jeunesse a été bercée par le doux parfum des 4/4 de ma grand-mère, et jamais je n'ai réussi à retrouver le goût, le vrai. Il faut dire qu'à l'époque, les ingrédients utilisés étaient d'une qualité exceptionnelle. Le beurre était fait maison, par ma grand-mère (moi-même, j'ai eu le privilège de participer à l'écrémage du lait, au baratage du beurre et à son façonnage dans son papier sulfurisé), un beurre bien jaune et au bon goût de paturage. Les oeufs venaient également de l'exploitation et jer revois encore leur belle couleur orangée, signe d'une alimentation saine et variée.
En général, les gâteaux étaient réservés aux évènements et étaient faits en quantité. Pour la cuisson, pas de souci, le boulanger du village se chargeait de cuire farzs et 4/4, moyennant une petite pièce.
La cuisson au four à pain a certainement une incidence sur le goût incomparable.
J'ai repris une recette classique du pays morbihannais et l'ai ajusté à la mode de maintenant en faisant des portions individuelles.
Gâteau du morbihan à la cerise noire
INGREDIENTS :
J'ai divisé les quantités données par 2 et les proportions données sont pour 6 petits gâteaux (taille muffin).
- 150 g de farine
- 1/2 c. à soupe de levure
- 100 g de beurre 1/2 sel
- 75 g de sucre
- 2 jaunes d'oeufs
- 1/4 de zeste d'orange râpé
- 1/2 gousse de vanille
- 1/2 c. à soupe de rhum
- 6 c. à café de confiture de cerises noires
- beurre pour beurrer les moules (sauf si silicone)
PREPARATION :
Tamiser la farine avec la levure et la placer sur le plan de travail.
Faire un puits et ajouter au centre le sucre, les graines de vanille, le zeste d'orange, le beurre froid coupé en petits dés puis le rhum et les jaunes d'oeufs. Mélanger le tout à la main jusqu'à obtention d'une pâte homogène.
Pétrir encore jusqu'à ce que la pâte ne colle plus aux doigts et former une boule. L'emballer dans un film étirable et placer au frais minimum 1 h, au mieux 1 nuit.
Sortir la pâte du frigo et la couper en 6 parts égales. Diviser chaque part en 2. Etaler avec les doigts la moitié de chaque part dans des moules individuels. Ajouter bien au centre 1 c. à café de confiture de cerises noires et recouvrir du reste de pâte.
Badigeonner la surface au jaune d'oeuf et mettre à cuire th 6 pendant 25 min.
Nous les avons mangés encore tièdes et si j'avais fait les proportions normales, nous aurions certainement tout mangé !
20 août 2007
Amène les bigoudens, les p'tits biscuits bretons
Amen ! bigoudène, j'ai la culotte pleine de caramel..
Pardon, je m'égare mais en tapant ce billet, il m'est revenu en mémoire ce slogan que nous scandions à l'heure où nous n'étions que mômes indisciplinés. Pour qui, pour quoi, je ne m'en souviens plus !!
Savez-vous d'où vient ce mot bigoudène ? En fait, la coiffe de la fin du 19è siècle était surmontée d'un morceau de broderie en forme de pointe appelé "bigou" et c'est elle qui a donnée son nom au pays bigouden et aux bigoudènes. A cette époque, la coiffe est basse mais ne cessera de prendre de la hauteur, surtout pendant la 2è guerre où elle atteindra 36 cm (on dit que les femmes, privées d'hommes ont voulu montrer leur importance en donnant de la hauteur à leur coiffe).
De nos jours, la coiffe est visible dans les groupes folkloriques et avec un peu de chance, si vous vous trouvez à Pont-l'Abbé, peut-être verrez-vous une des dernières bigoudènes coiffées.
Bien qu'au dire de ces dernières, la coiffe rajeunit, elles ont toutes plus de 80 printemps.
Il faut dire qu'il faut plusieurs heures pour amidonner et repasser chaque spécimen et on comprend aisement le délaissement des nouvelles générations.
La table du monde fait escale en bretagne et pour l'occasion nous demande réaliser une recette bretonne. Mon blog est déjà bien fourni en recette régionale mais celle-ci représente à elle tout seule tout le plaisir sucré de cette région fabuleuse.
Originaire de Pont-l'Abbé, le bigouden contient moins de matières grasses qu'une galette et est moins friable qu'un palet . L'ajout de poudre d'amande en fait sa spécificité et est un bon compromis.
Il faut savoir qu'en bretagne, il n'y a pas une mais des recettes de gâteau car chauque région voire chaque ville possède sa propre recette de sablés, galettes ou palets.
Les bigoudens
POUR UNE VINGTAINE DE BISCUITS:
- 500 g farine
- 175 g beurre (si possible 1/2 sel)
- 250 g sucre
- 3 jaunes oeufs
- 100 g crème fraîche épaisse
- 150 g amandes mixées en poudre grossière
- 1 c à soupe de pommeau ou calvados
- sel (uniquement si vous utilisez du beurre doux)
- 1 jaune d'oeuf pour la dorure
- fleur de sel
PREPARATION :
Disposer la farine en fontaine dans un saladier.
Au centre, ajouter le beurre ramolli, le sucre, la crème, les jaunes d'oeufs, le sel , l'alcool et l'amande mixée.
Mélanger du bout des doigts jusqu'à obtenir une pâte parfaitement homogène.
Laisser reposer la pâte environ 1 h au frais.
Sortir la pâte et l'étendre au rouleau sur une épaisseur de 1/2 cm. Découper des cercles de 5 cm de diamètre et placer ceux-ci sur une plaque recouverte de papier cuisson beurré.
Badigeonner le dessus d'un jaune d'oeuf dilué dans un peu de lait et une pincée de sel. Strier le dessus à l'aide d'un fourchette
et enfourner th 6 pour une durée de 20 min. Ils doivent ressortir bien dorés.
Si vous aimez le côté fleur de sel, vous ajouterez quelques pépites en cours de cuisson.
Ne pas se fier à la texture à la sortie du four. A ce stade, ils seront encore tendres mais ils vont durcir au refroidissement.
Délicieux à l'heure du café (en bretagne, il n' y a pas d'heure pour consommer cette boisson), ils se conservent très bien dans une boîte en fer.
Source : le grand classique de la cuisine bretonne de Jacques Thorel
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Heureusement, il reste les cercles celtiques et nos jeunes pour perpétuer les traditions. Ici, autre région, autre coiffe, celle du cercle de Nort sur Erdre en pays nantais.
coiffe actuelle en pays nantais
06 juin 2007
farz breton aux rouges fraises de plougastel
Un farz breton aux fraises, ce n'est pas si breton que cela en fait, du moins c'est mon opinion. En bonne bretonne, et pour recevoir la dénomination "farz", ce dernier devrait se manger nature, aux pruneaux voire aux raisins secs.
Mais voilà, cette recette appartient à Patrick FAUCON, chef à St Brieuc au Manoir des 4 saisons (il vous concocte une cuisine basée sur les produits de la mer mais aussi sur les produits du terroir, tel le farz de blé noir à l'andouille de guémené ou le sorbet de blé noir) et je ne puis me permettre de rebaptiser son dessert. Je vous transmets donc la recette que j'ai suivie à la lettre.
Je dédie cette recette à Elvira pour son concours : les saveurs de nos terroirs
Farz breton aux fraises
INGREDIENTS POUR 6 :
- 1 l lait entier (très important pour la texture)
- 350 g de fraises de plougastel
- 220 g farine
- 250 g sucre
- 4 oeufs entiers
- 1 gousse de vanille
- beurre
PREPARATION :
Beurrer le ou les moules avec le beurre et fariner légèrement.
Préchauffer le four th 7 (dans la recette, c'était à 9 mais c'est beaucoup trop)
Faire tiédir le lait avec la gousse de vanille fendue en 2 et grattée. Laisser infuser environ 1 h.
Dans une jatte ou au robot, mélanger la farine, le sucre, les oeufs en incorporant le lait tiède petit à petit.
Verser la préparation dans le ou les moules et mettre au four 35 min.
Au bout de ce temps, retirer le far du four et faire des incisions sur toute la surface et y faire glisser les fraises équeutées et coupées en 2.
Couvrir d'une feuille d'aluminium beurrée et remettre au four th. 4 pendant 40 min (moins si ce sont des moules individuels).
Laisser refroidir avant de consommer.
Verdict : un far au vrai goût et à la texture du produit originel avec cette douceur sucrée apportée par les fruits.
Au final : il n' y a que les idiots qui ne changent pas d'avis !! Il mérite bien son nom, ce farz aux fraises !
02 juin 2007
Laissez-vous emporter par la Godinette, l'apéritif breton par excellence
Le week-end tant attendu par la plupart d'entre vous (pour ma part, je serai déjà au travail à l'heure de la parution de ce billet)) est l'occasion de se détendre, d'inviter ou de se faire inviter et de partager entre amis ou en famille de bons moments de convivialité.
La météo s'annonce propice, sortez donc le barbecue, le parasol et pour débuter le repas, je vous offre l'apéro : la Godinette.
Késako ? me direz-vous !
A l'origine, la Godinette est une chanson du pays gallo puis en 1980 elle a donné la naissance à ce breuvage dans la région de Rennes.
Plus exactement, c'est à Monterfil, à deux pas de la forêt de brocéliande que cette boisson a vu le jour.
Cette godinette trouvera bien sa place dans le jeu lancé par Elvira : les saveurs de nos terroirs ainsi que pour celui des milles et une escales proposé par Murielle et Stanislas
La Godinette
INGREDIENTS :
- 500 g fraises
- 125 g sucre cristal
- 1 bouteille de muscadet
- 30 cl eau de vie de cidre
- 5 cl liqueur de fraises des bois
PREPARATION :
Equeutter et laver les fraises, les couper en morceaux, ajouter le sucre et laisser fondre puis ajouter l'eau de vie et placer au frais pour 48 h.
Passé ce délai, ajouter le muscadet et la liqueur de fraises, brasser le tout et laisser reposer au frais encore 48 h en mélangeant de temps en temps.
Le temps de macération écoulé, filtrer, mettre en bouteille fermée et remettre au frais.
Vous pouvez limiter le temps de macération totale à 48 h si vous n'avez pas anticipé.
Vous pouvez conserver la bouteille non entamée pendant 8 jours.
Localisation

texte de la chanson la Godinette :
Paroles un peu libertines !
Grivoiserie traditionnelle, originaire de Rennes A la lisière du petit bois Elle rencontra e p'tit François L'apercevant, le fin matois Veux tu faire un tour dans les bois ? - P'tit François, j'irai ben o ta (= avec toi ) F'ma mère j'ai peur de perdre la croix - Attache la bien, lui dit François Ensuite ils firent pendant trois fois N'ont-ils fait qu'ça ? J'l'ignore, ma foi ! Car entrés à deux dedans le bois C'est ennuyeux pour une fois Pour une malheureuse petite fois |
A CONSOMMER AVEC MODERATION ! Je ne vous cache que j'adore ça, et contrairement à ce que l'on peut dire, c'est une boisson aussi de filles. BON WEEK-END A TOUS |
14 mars 2007
farz aux 2 boudins, pommes et lambic
Une belle et bonne recette de terroir comme je les affectionne. Une manière de me rapprocher de ma Bretagne est de cuisiner sa cuisine. Je trouve important de transmettre des recettes qui se perdent car elles ne rentrent plus dans les nouvelles habitudes alimentaires, en particulier chez les jeunes.
Si vous aimez la cuisine bretonne et le boudin, cette recette est pour vous.
Et pour toi Elvira, pour le concours les saveurs de nos terroirs
Pour un résultat optimal, opter pour des ingrédients de qualité.
Pour 6 personnes :
3 boudins noirs
3 boudins blancs
100 g farine
3 oeufs entiers
2 pommes à couteau
1 pomme granny
100 g beurre 1/2 sel
15 cl jus pomme fermier
10 cl lait frais entier
1 lichée de lambic (facultatif)
Confectionner le farz :
-Mélanger la farine et les oeufs en battant énergiquement pour éviter les grumeaux
- Ajouter le lait, le jus de pomme et la pomme granny rapée (vous pouvez également la couper en petits dés). Ajouter le lambic. Assaisonner de sel et poivre.
- Mettre une belle noix de beurre dans une grande poële et y verser la préparation en fine couche (comme une crêpe épaisse) et laisser cuire doucement d'un côté d'abord puis de l'autre (le plus simple est de faire comme ma grand-mère : prendre une chaise et rester près du fourneau. Ainsi, plus de risque que le plat prenne au fond. vous pouvez même pour racommoder vos chaussettes ou tricoter des petits chaussons)....
- Selon la taille de votre poële, vous devrez peut-être renouveller l'opération.
- A l'aide d'un emporte-pièce, découper 6 disques de pâte. Si votre pâte est trop épaisse, vous pouvez la dédoubler.
- Couper les boudins en rondelles d'1 cm de large et les poêler délicatement dans le beurre restant.
- Poêler également les disques de farz pour bien les imprégner de beurre (et oui, nous sommes en bretagne)
- Détailler les pommes à couteau en petits dés et les cuire au beurre.
PRESENTATION :
Sur chaque farz, placer les pommes fruits au centre en en périphérie ajouter les tranches de boudins en alternant le noir et le blanc.
Accompagner ce farz d'une salade de mâche à la vinaigrette de cidre enrichie de cerneaux de noix.
Cette recette trouvera tout naturellement sa place dans le jeu mille et une escale propsé par Murielle et Stanislas
12 février 2007
gâteau vannetais aux fruits confits
Suite à la couronne briochée du KKVKVK#16, il me restait des fruits confits à utiliser et j'ai pensé à ce gâteau d'origine bretonne (Vannes, jolie ville médiévale située dans le Morbihan). Contrairement aux traditionnels gâteaux bretons, celui-ci est peu sucré, tendre à l'intérieur et croustillant à l'extérieur. Rapide à réaliser, ce dessert demande peu d'ingrédients. Accompagné de confiture de fruits rouges, il fera un merveilleux goûter pour tous les gourmands, petits et grands.
Très influencée par ma culture bretonne, je vous ferai profiter régulièrement de recettes régionales, sucrées comme ici ou salées qui me sont chères.

Pour 8 gourmands :
500 g de farine
250 g de beurre 1/2 sel + 20 g pour le moule
150 g de cassonade
150 g de fruits confits
4 oeufs entiers et 2 jaunes
Préchauffer le four th. 6 (180°c).
Mettre le beurre à fondre.
Dans une terrine ou au robot, mélanger les oeufs avec la cassonade.
Ajouter le beurre fondu et en dernier la farine tamisée.
Terminer en ajoutant les fruits confits.
Beurrer un moule à gâteau et verser l'appareil
Beurrer un moule à gâteau et verser l'appareil
Enfourner environ 30 minutes.
A déguster de préférence le jour même.
Simplissime, délicieux, pourquoi s'en priver !














