06 novembre 2008
Gâteau sucrée à la pomme de terre, sauce guérandaise au caramel salé, sans gluten
Croquez des pommes !! Mangez 5 fruits et légumes par jour !!
Telles sont les recommandations préconisées par le Programme National de Nutrition Santé.
C'est bien joli tout cela mais compte tenu de la flambée des prix de ces produits, il n'est pas donné à tout le monde de respecter ces consignes, à moins de posséder son propre verger et potager. Nous pouvons même être amenés à nous poser la question : la santé serait-elle réservée aux seules personnes aisées ??
Alors aujourd'hui, point d'asperges ni de butternuts, n'évoquons pas non plus les raisins ou les clémentines.
Mettons tout le monde d'accord : ce sera patates !!
J'ai découvert cette recette de gâteau grâce à Laurent, un ami qui se met facilement au fourneau pour faire plaisir à ses potes de galère. Je l'ai goûté pas plus tard que la semaine dernière et je n'ai eu qu'une envie : le refaire en y mettant ma touche perso. Je voulais avant tout essayer d'affiner la texture et donner du caractère à ce biscuit déjà fameux à la base.
J'ai respecté les proportions données par Jean-Pierre COFFE (à l'origine de la recette) mais j'ai modifié légèrement le processus de fabrication. La recette de base est ici.
Le résultat est fondant et surprenant et si vous n'avez jamais goûté, c'est le moment de vous lancer.
Et puisque Maya a lancé le jeu sur la patate, je lui propose ma participation avec cette recette.
Encore une chose et pas des moindre : les intolérants au gluten ne seront pas en reste et pourront participer de la dégustation (à condition de ne pas fariner le moule)
Gâteau sucré à la pomme de terre
Ingredients :
pour le gâteau
- 300 g de pommes de terre Charlotte
- 120 g de beurre 1/2 sel
- 3 oeufs
- 125 g de poudre d’amandes
- 130 g de sucre + 20 g
- le zeste d'un citron
- 1 c. à café de jus de citron
-1 cuillère à soupe de noyau de Poissy (ou tout autre alcool)
-2 cuillères à soupe de farine pour le moule (facultatif)
pour le caramel au beurre salé
- 100 g de sucre
- 2 c. à soupe d'eau
- 40 g de beurre aux cristaux de sel
- 10 cl environ de crème liquide
Gâteau à la pomme de terre
Preparer le gâteau :
Mettre le beurre à fondre jusqu'à obtention d'une couleur noisette. Laisser refroidir et décanter.
Pour donner de la finesse à la poudre d'amande, la passer au moulin à café (ou au blender). Réserver.
Eplucher les pommes de terre, les couper en morceaux et une fois lavées, les mettre à cuire dans une casserole d'eau non salée pendant environ 25 min (vérifier avec la pointe d'un couteau).
Les égoutter et les passer au presse-purée. Mettre ensuite la pulpe obtenue dans un chinois et à l'aide d'une cuillère en bois, l'écraser pour obtenir une pulpe fine.
Ajouter les jaunes d'oeufs, la poudre d'amande, 130 g de sucre. Verser doucement le beurre refroidi en évitant les impuretés déposées au fond et mélanger. Incorporer le zeste de citron ainsi que le jus, l'alcool (pouvant être remplacé par du jus de citron).
Battre en neige les blancs et les ajouter à l'appareil.
Beurrer et fariner (facultatif) un moule rond de 18 à 20 cm et y verser la préparation.
Saupoudrer le gâteau des 20 g de sucre restant et mettre à cuire th 6 pendant 45 min (la pointe d'un couteau doit ressortir sèche) .
Préparer le caramel :
Peut se faire à l'avance et se rechauffer quelques secondes au micro-onde.
Mettre le sucre dans une casserole à fond épais (si possible en cuivre) et ajouter 2 c. à soupe d'eau.
Sans remuer la casserole, laisser fondre le sucre jusqu'à obtention d' un caramel blond (trop fonçé, il deviendrait amer). Verser alors la crème liquide tout en remuant, celle-ci va stopper la cuisson du sucre et le caramel gardera sa couleur ambrée. Quand le mélange est bien homogère, incorporer le beurre en mélangeant.
Verser dans une coupelle et réserver jusqu'à dégustation.
29 août 2008
Dédicace gourmande à Mamm Gozh
Le fameux gâteau breton
Je grignote sur mes trop rares heures de sommeil pour vous faire partager cette recette avant qu'elle ne soit plus d'actualité.
Nous sommes en pleine période estivale et pour tous, c'est LA saison de l'année (l'ouest a encore une fois été oubliée) . Pour ses chauds rayons propices au farniente, aux grillades avec les copains et bien sûr loin, très loin des collègues de bureau.
Pour la bretagne et ses bretons bretonnants, c'est aussi et surtout une période riche en festivals, pardons et fêtes bretonnes. Rire et bonne humeur sont au programme (grincheux, s'abstenir). De mes souvenirs de jeunesse, restera cette sympathique et festive ambiance.
Mes filles ont repris le flambeau des traditions bretonnes et c'est avec bonheur que j'y suis donc encore baignée.
Au moment de ces festivités, ma grand-mère préparait moult farz et quatre-quarts dont la cuisson était confiée au boulanger du village. Le palais a de la mémoire et je me souviens avec précision du goût parfait de ces patisseries. Je ne vous cache avoir tenté de reproduire son fameux gâteau breton. J'ai essayé plusieurs recettes sans vraiment être convaincue et ne les ai donc pas publiées.
C'est donc sans grand espoir que j'ai griffonné cette recette à la va-vite dans un grand magasin (prise dans un livre de cuisine bretonne dont je n'ai pas les références).
A ma grande surprise et joie, enfin un gâteau breton qui tient la route. La texture n'est pas tout à fait la même que le 4/4, plus agréable car plus tendre et au bon goût de beurre.
Ma grand-mère ( mamm gozh) l'aurait certainement apprécié.
gâteau en coupe
INGREDIENTS :
- 500 g de farine
- 7 jaunes d'oeufs fermiers + 1 pour la dorure
- 400 g de beurre demi-sel mou
- 300 g de sucre
- 1 c à café de vanille liquide
- rhum à convenance
AU FOURNEAU :
Mettre la farine sur le plan de travail et faire un puits.
Mettre au centre les jaunes d'oeufs, le sucre, la vanille et le rhum. Travailler à la main en incorporant progressivement le beurre ramolli. Vous devez obtenir une masse assez épaisse.
Beurrer et fariner un moule à manquer et y verser la préparation.
A l'aide d'une spatule, bien égaliser la surface.
A l'aide d'une fourchette, strier la pâte en croisant pour tracer des losanges. Badigeonner avec le jaune d'oeuf battu avec un peu de lait.
Mettre à cuire dans un four préchauffé th 6 (180°) pendant 40 min.
A déguster tiède ou froid. Par contre, je ne sais pas comment il réagit avec le temps car chez moi, il n'a pas fait un pli.
Surtout, ne pas s'affoler sur la quantité de beurre. Ce gâteau en contient certe 400 g mais vous le diviserez facilement en 10 parts. Donc, finalement au pourcentage, il n'est pas plus riche qu'un gâteau au chocolat par exemple.
27 février 2008
Biscuit aux dattes Medjoul, amandes et bananes, sans sucre , sans oeufs ou comment faire le plein de magnésium
A la sortie de l'hiver, il est grand temps de penser à soi et à son corps. Pour cela rien ne vaut une bonne cure de magnésium ! Anti-stress par excellence, on le trouve principalement dans les fruits de mer, le cacao, les épinards, les fruits secs.....
Les fruits de mer n'étant pas accessibles à tous d'un point de vue géographique, je pense qu'un gâteau moelleux aux fruits secs, banane sera le bienvenu.
Ici, pas de sucre ajouté mais les dattes le sont suffisamment pour en rajouter. De pus, celles-ci représentent un complément minéral de choix : riches en fibres (et bien tolérées), en fer, en potassium indispensable aux sportifs, en magnésium pour la forme, en zinc.... Consommées avec modération et en choisissant des fruits de qualité, elles ne peuvent que faire du bien.
Gâteau aux dattes et bananes
POUR 6 PERSONNES :
- 150 g de dattes Medjoul
- 1 banane
- 100 g de beurre
- 150 g de farine
- 1 + 1/2 sachets de levure
- 1/2 orange
- 50 g d'amandes effilées
AU FOURNEAU :
Passer rapidement les dattes sous l'eau, les dénoyauter et les mettre dans une casserole avec 20 cl d'eau. Porter à ébullition, laisser sur le feu 5 min puis laisser refroidir hors du feu. Les écraser grossièrement pour obtenir une sorte de pâte.
Verser cette pâte dans un saladier et ajouter le beurre. Travailler bien le mélange et ajouter la banane écrasée, la farine et la levure.
Quand le mélange est bien lisse, ajouter le zeste de l'orange ainsi que 3 cuillères à soupe de jus d'orange et les amandes effilées.
Beurrer et fariner un moule à manquer et y verser la préparation.
Mettre au four 30 min à 180°.
Vous avez aussi la possibilité de cuire ce gâteau au micro-onde 7 min à pleine puissance en tournant le plat d'1/4 de tour toutes les 2 min.
Contrairement ce ce que l'on pourrait croire, il n'est pas sec du tout . Au contraire, les dattes réduites en pâte et la banane écrasée apportent l'onctuosité recherchée et les amandes croquent sous la dent.
13 février 2008
Kouglofs individuels à la gelée de raisin pour la St Valentin
Il y a quelques temps, Mamina nous présentait une délicieuse recette de Kouglofs aux pommes et aux poires et je dois dire que j'ai flashé sur ses moules à kouglofs individuels. Super pratiques pour réaliser des miniatures à l'apéro ou tout simplement pour changer des traditionnels muffins and Co.
Le hasard a voulu que quelques jours plus tard, je tombe nez à nez sur ces moules dans l'allée centrale de mon supermarché. Impossible de les rater : on aurait pu croire qu'ils avaient été mis là exprès pour moi.
Pour les inaugurer, je me suis servie de la recette des cannelés bordelais que j'ai détournés en Kouglofs alsaciens. Que les puristes ne m'en veulent pas !!
L'interêt de ces moules est qu'ils ont une cavité permettant de les garnir à convenance.
Et comme nous sommes tout proche de la St Valentin, je dédie ces minis Kouglofs à tous les amoureux de la terre.
POUR 12 KOUGLOFS :
- 1/2 l de lait entier
- 2 oeufs entiers et 2 jaunes
- 100 g de farine
- 250 g de sucre
- 50 g de beurre
- 1 gousse de vanille
- 1 c. à soupe de rhum (donne du rhum à ton homme, tu verras comme il t'aimera !!!)
- 1 pincée de sel
- sucre glace
- 1 pot de gelée de raisin
PREPARATION :
Faire bouillir le lait avec la vanille grattée et le beurre.
Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre et incorporer les oeufs d'un seul coup.
Verser ensuite le lait bouillant et mélanger pour obtenir comme une pâte à crêpe. Laisser refroidir et ajouter le rhum.
Placer l'appareil minimum 1 h au frais (1 nuit serait l'idéal, la cuisine c'est comme l'amour, il faut parfois être patient).
Verser la pâte dans les moules à kouglofs (ou à cannelés) sans avoir besoin de les beurrer si ce sont des moules en sicilone.
Faire cuire à four très chaud th 8 (voire 10 selon les moules utilisés, le silicone n'acceptant des températures très élevées) pendant 5 min puis baisser la température à th 6 et poursuivre la cuisson 1 h. L'extérieur doit être bien brun et l'intérieur moelleux.
Laisser légèrement refroidir puis démouler les kouglofs.
Garnir la cavité de gelée de raisin et saupoudrer de sucre glace.
Surtout ne pas attendre pour les déguster car le lendemain, ils auront perdu leur côté croustillant.
Pour sublimer le tout, le champagne est de rigueur !
21 janvier 2008
muffin "santé" au miel du morvan et au pollen de fleur
Se faire plaisir tout en se donnant bonne conscience et en se faisant du bien, c'est tout à fait possible.
La preuve avec cette recette de petits muffins au bon miel de forêt et au pollen de fleurs.
La base est celle d'une pâte à madeleines mais comme je ne dispose pas de moules correspondants, j'ai utilisé des moules à muffins.
Muffins au miel et pollen
POUR 12 PETITS GATEAUX :
- 180 g de farine
- 180 g de beurre
- 3 gros oeufs
- 80 g de sucre
- 2 c. à soupe de miel de forêt ou accacia
- 3 g de sel
- 3 g de levure chimique
- 10 g de pollen de fleurs
Muffin coupe
PREPARATION :
Travailler le beurre en pommade et incorporer les oeufs entiers à l'aide d'un fouet.
Ajouter le sucre, le sel et le miel et mélanger intimement.
Incorporer la farine, la levure puis le pollen.
Laisser reposer au frais au minimum 30 min (j'ai laissé toute la nuit).
Après le temps de pose, préchauffer le four à 200°.
Beurrer et fariner de petits moules à gâteaux ou à madeleines (pas nécessaire si vous utilisez des moules en silicone).
Remplir les moules aux 3/4 et cuire pendant environ 7 min à 200° ( pour obtenir la bosse madeleine) puis baisser le four à 180° et poursuivre la cuisson 5 min.
Saupoudrer de pollen et de sucre glace.
Déguster aussi bien tièdes que froids.
L'emploi du pollen en version cuite est surprenant au premier abord mais à la dégustation, l'on est vite convaincu.
Je dois ce délicieux miel à Olivier et Catherine et je les en remercie encore.
17 novembre 2007
ils ont des gâteaux ronds, ils ont des gâteaux bons les bretons, comme ce gâteau du morbihan aux cerises noires
Du beurre, du sucre, encore un peu de beurre, du rhum !
Ce sont les ingrédients indispensables à tous bons gâteaux bretons. Comme l'on dit : on ne nourrit pas les petits cochons à l'eau claire !!
Si en temps ordinaire, je résiste assez facilement aux gâteaux, il n'en ai pas de même quand il s'agit de gourmandise bretonne. Des biscuits qui ont du goût, de la texture, pour ma part irrestibles.
Ma jeunesse a été bercée par le doux parfum des 4/4 de ma grand-mère, et jamais je n'ai réussi à retrouver le goût, le vrai. Il faut dire qu'à l'époque, les ingrédients utilisés étaient d'une qualité exceptionnelle. Le beurre était fait maison, par ma grand-mère (moi-même, j'ai eu le privilège de participer à l'écrémage du lait, au baratage du beurre et à son façonnage dans son papier sulfurisé), un beurre bien jaune et au bon goût de paturage. Les oeufs venaient également de l'exploitation et jer revois encore leur belle couleur orangée, signe d'une alimentation saine et variée.
En général, les gâteaux étaient réservés aux évènements et étaient faits en quantité. Pour la cuisson, pas de souci, le boulanger du village se chargeait de cuire farzs et 4/4, moyennant une petite pièce.
La cuisson au four à pain a certainement une incidence sur le goût incomparable.
J'ai repris une recette classique du pays morbihannais et l'ai ajusté à la mode de maintenant en faisant des portions individuelles.
Gâteau du morbihan à la cerise noire
INGREDIENTS :
J'ai divisé les quantités données par 2 et les proportions données sont pour 6 petits gâteaux (taille muffin).
- 150 g de farine
- 1/2 c. à soupe de levure
- 100 g de beurre 1/2 sel
- 75 g de sucre
- 2 jaunes d'oeufs
- 1/4 de zeste d'orange râpé
- 1/2 gousse de vanille
- 1/2 c. à soupe de rhum
- 6 c. à café de confiture de cerises noires
- beurre pour beurrer les moules (sauf si silicone)
PREPARATION :
Tamiser la farine avec la levure et la placer sur le plan de travail.
Faire un puits et ajouter au centre le sucre, les graines de vanille, le zeste d'orange, le beurre froid coupé en petits dés puis le rhum et les jaunes d'oeufs. Mélanger le tout à la main jusqu'à obtention d'une pâte homogène.
Pétrir encore jusqu'à ce que la pâte ne colle plus aux doigts et former une boule. L'emballer dans un film étirable et placer au frais minimum 1 h, au mieux 1 nuit.
Sortir la pâte du frigo et la couper en 6 parts égales. Diviser chaque part en 2. Etaler avec les doigts la moitié de chaque part dans des moules individuels. Ajouter bien au centre 1 c. à café de confiture de cerises noires et recouvrir du reste de pâte.
Badigeonner la surface au jaune d'oeuf et mettre à cuire th 6 pendant 25 min.
Nous les avons mangés encore tièdes et si j'avais fait les proportions normales, nous aurions certainement tout mangé !
22 septembre 2007
Mon gâteau au chocolat préféré, très chocolat tendrement fondant
Extrêment gourmande quand il s'agit de chocolat, je ne pouvais pas passer à côté de la demande de Mamina : présenter notre gâteau au chocolat favori. Autant j'aime le chocolat, autant je suis difficile sur les gâteaux en contenant. Je les aime fondants, bien chocolatés et non écoeurants et le gâteau d'ajourd'hui requiert toutes ces qualités. Peu de farine et la présence d'amandes effilées sont le secret du moelleux. Et bien sûr, utiliser un très bon chocolat. Celui-ci reste un classique dans la famille et j' n'ai pas encore trouvé d'équivalent. La photo ne lui rend pas spécialement honneur mais impossible de faire une photo correcte. Et bien que je l'ai spécialement refait pour l'occasion, le résultat reste médiocre. Malgré tout, le final est délicieux et je garantis aux amateurs de se régaler.
IL VOUS FAUT :
Pour le gâteau
- 3 gros oeufs
- 125 g de beurre ramolli
- 125 g de chocolat amer
- 125 g de sucre en poudre
- 80 g amandes effilées
- 50 g de farine
- 2 c à soupe de marmelade d'abricot
- 1 c à café de vanille liquide
- 1 pincée de sel
Pour le glacage :
- 50 g de crème fleurette
- 25 g de cacao amer
- 1,5 feuilles de gélatine
- 70 g de sucre
- 40 g d'eau
COMMENT FAIRE :
Le gâteau :
Préchauffer le four à 180°
Hacher le chocolat et le mettre à fondre au bain marie avec le beurre.
Hors du feu, mélanger bien et ajouter les jaunes d'oeufs, le sucre, la vanille, les amandes et la farine
Monter les blancs en neige avec une pincée de sel. Incorporer les blancs en soulevant bien la masse à la spatule.
Verser la préparation dans un moule à manqué beurré et fariné et enfourner pour 30 min.
Laisser refroidir 5 min puis démouler.
Etaler la marmelade d'abricots sur le gâteau.
Le glacage au chocolat : (selon Flore)
Faire bouillir les ingrédients (sans la gélatine) et cuire à 103° pour obtenir une consistance onctueuse. Si vous n'avez pas de thermo sonde, laisser cuire environ 5 min jusqu'à épaississement.
Ramollir la gélatine dans un bol d'eau froide et l'incorporer au chocolat.
Laisser tiédir et recouvrir généreusement le gâteau refroidi.
Un gâteau chocolat qui se mange sans "fin".
20 août 2007
Amène les bigoudens, les p'tits biscuits bretons
Amen ! bigoudène, j'ai la culotte pleine de caramel..
Pardon, je m'égare mais en tapant ce billet, il m'est revenu en mémoire ce slogan que nous scandions à l'heure où nous n'étions que mômes indisciplinés. Pour qui, pour quoi, je ne m'en souviens plus !!
Savez-vous d'où vient ce mot bigoudène ? En fait, la coiffe de la fin du 19è siècle était surmontée d'un morceau de broderie en forme de pointe appelé "bigou" et c'est elle qui a donnée son nom au pays bigouden et aux bigoudènes. A cette époque, la coiffe est basse mais ne cessera de prendre de la hauteur, surtout pendant la 2è guerre où elle atteindra 36 cm (on dit que les femmes, privées d'hommes ont voulu montrer leur importance en donnant de la hauteur à leur coiffe).
De nos jours, la coiffe est visible dans les groupes folkloriques et avec un peu de chance, si vous vous trouvez à Pont-l'Abbé, peut-être verrez-vous une des dernières bigoudènes coiffées.
Bien qu'au dire de ces dernières, la coiffe rajeunit, elles ont toutes plus de 80 printemps.
Il faut dire qu'il faut plusieurs heures pour amidonner et repasser chaque spécimen et on comprend aisement le délaissement des nouvelles générations.
La table du monde fait escale en bretagne et pour l'occasion nous demande réaliser une recette bretonne. Mon blog est déjà bien fourni en recette régionale mais celle-ci représente à elle tout seule tout le plaisir sucré de cette région fabuleuse.
Originaire de Pont-l'Abbé, le bigouden contient moins de matières grasses qu'une galette et est moins friable qu'un palet . L'ajout de poudre d'amande en fait sa spécificité et est un bon compromis.
Il faut savoir qu'en bretagne, il n'y a pas une mais des recettes de gâteau car chauque région voire chaque ville possède sa propre recette de sablés, galettes ou palets.
Les bigoudens
POUR UNE VINGTAINE DE BISCUITS:
- 500 g farine
- 175 g beurre (si possible 1/2 sel)
- 250 g sucre
- 3 jaunes oeufs
- 100 g crème fraîche épaisse
- 150 g amandes mixées en poudre grossière
- 1 c à soupe de pommeau ou calvados
- sel (uniquement si vous utilisez du beurre doux)
- 1 jaune d'oeuf pour la dorure
- fleur de sel
PREPARATION :
Disposer la farine en fontaine dans un saladier.
Au centre, ajouter le beurre ramolli, le sucre, la crème, les jaunes d'oeufs, le sel , l'alcool et l'amande mixée.
Mélanger du bout des doigts jusqu'à obtenir une pâte parfaitement homogène.
Laisser reposer la pâte environ 1 h au frais.
Sortir la pâte et l'étendre au rouleau sur une épaisseur de 1/2 cm. Découper des cercles de 5 cm de diamètre et placer ceux-ci sur une plaque recouverte de papier cuisson beurré.
Badigeonner le dessus d'un jaune d'oeuf dilué dans un peu de lait et une pincée de sel. Strier le dessus à l'aide d'un fourchette
et enfourner th 6 pour une durée de 20 min. Ils doivent ressortir bien dorés.
Si vous aimez le côté fleur de sel, vous ajouterez quelques pépites en cours de cuisson.
Ne pas se fier à la texture à la sortie du four. A ce stade, ils seront encore tendres mais ils vont durcir au refroidissement.
Délicieux à l'heure du café (en bretagne, il n' y a pas d'heure pour consommer cette boisson), ils se conservent très bien dans une boîte en fer.
Source : le grand classique de la cuisine bretonne de Jacques Thorel
------------------------------------------------------------------
Heureusement, il reste les cercles celtiques et nos jeunes pour perpétuer les traditions. Ici, autre région, autre coiffe, celle du cercle de Nort sur Erdre en pays nantais.
coiffe actuelle en pays nantais


















